Droit d’auteur 2026 : textes vs images, la nouvelle ligne rouge pour les PME québécoises
Découvrez comment le « Droit d’auteur 2026 » transforme radicalement la création de contenu. Protégez vos actifs numériques et évitez les pièges légaux de l’IA. Guide complet avec exemples pratiques.
L’industrie de l’édition et de la création de contenu a franchi le seuil critique de la « singularité juridique » sans même qu’on s’en aperçoive vraiment. Ce n’est plus de la science-fiction, mais une réalité opérationnelle brute qui redéfinit la survie des créateurs. La vélocité de l’intelligence artificielle générative a fait exploser les vieux cadres de la propriété intellectuelle. On est passé de la sidération technologique à une judiciarisation mondiale impitoyable. Dans cet écosystème fragmenté où un manuscrit protégé à Montréal devient une donnée minière « légale » à Tokyo, une question s’impose : comment une PME, un enseignant ou un éditeur d’ici peut-il naviguer sans heurter l’iceberg de la responsabilité civile ?
En 2026, le non‑respect des règles applicables en matière de droit d’auteur et de propriété intellectuelle expose les entreprises à des risques de contrefaçon, y compris lorsqu’elle résulte d’une méconnaissance des droits de tiers, ainsi qu’à une possible remise en cause de la protection de leurs propres actifs immatériels.
Fini l’époque de l’insouciance numérique où l’on générait des images à la volée pour illustrer un blogue ou un manuel scolaire. La pression est devenue titanesque pour les éditeurs et les professionnels : ils doivent se transformer en véritables « forteresses de la paternité humaine ». Sinon, leur valeur risque de s’effondrer. Ce n’est plus juste une affaire de respect de la loi, c’est une question de survie économique face à ce que les experts appellent le « pillage industriel » et l' »effacement probabiliste » de notre culture. Comme nous l’analysions déjà, vouloir protéger le droit d’auteur humain entraîne paradoxalement un effet pervers.
On va regarder ça ensemble, avec la précision d’un légiste : la crise des « intrants » où vos données sont aspirées, le piège des « extrants » avec cette distinction brutale entre textes et images, le modèle de gouvernance qui peut vous sauver, et pourquoi défendre notre « terroir numérique » est vital.
La crise des intrants : quand vos données deviennent leur « carburant »
La première bataille du « Droit d’auteur 2026 » ne se joue pas sur ce que vous créez, mais sur ce qu’on vous prend. Le conflit de base oppose les créateurs aux géants technologiques sur la question des « intrants ». Pour des modèles comme GPT-5.2, Nano Banana ou Midjourney, votre fonds éditorial, vos articles de blogue ou vos supports pédagogiques ne sont pas des œuvres. C’est du minerai brut.
Le terme « intelligence artificielle » est contesté par l’ANEL qui préfère parler de « Large Language Mistakes », soulignant que ces modèles miment la communication sans véritable raisonnement cognitif.
Le pillage industriel et la position québécoise
Au Québec, on ne niaise pas avec ça : l’entraînement de l’IA sans consentement est vu comme un transfert de richesse illégitime. L’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) et Copibec parlent d’extraction non autorisée.
Association nationale des éditeurs de livres. C’est l’organisme qui regroupe et représente les maisons d’édition de langue française au Québec et au Canada, agissant comme leur porte-parole principal pour défendre le droit d’auteur.
Société québécoise de gestion collective des droits de reproduction. C’est l’organisme qui perçoit les redevances pour les auteurs et éditeurs quand leurs œuvres sont utilisées (photocopies, numérisation) et veille à ce qu’ils soient payés équitablement.
Imaginez un ogre qui se nourrit de la créativité humaine pour revendre ensuite une version affadie et moins chère de cette même créativité.
Cas concret : à Montréal, de nombreux traducteurs voient leurs tarifs stagner ou baisser, car certaines agences s’appuient sur des outils d’IA entraînés à partir de mémoires de traduction existantes pour générer des versions quasi “gratuites”, ne leur confiant plus que la post‑édition des textes produits par la machine.
Ce n’est pas une image en l’air. La valeur des modèles d’IA repose presque entièrement sur l’ingestion massive d’œuvres protégées. Sans ça, ils seraient « statistiquement incompétents ». Pour une PME d’ici, ça veut dire que votre expertise publiée en ligne sert potentiellement à entraîner l’outil qui sera vendu à votre concurrent demain matin.
La mosaïque législative mondiale : une géographie du risque
Le risque n’est pas le même partout. On opère dans une « géographie du risque » assez complexe :
- Union européenne : un régime strict d' »opt-out » où il faut signaler techniquement qu’on refuse que nos contenus soient aspirés. Le Règlement sur l’IA impose des standards élevés.
- Japon : un paradis pour l’IA où l’entraînement est permis sans autorisation, ce qui crée un risque d’arbitrage de données (vos données sont volées légalement là-bas pour être utilisées ici).
- États-Unis : le Far West du « Fair Use », actuellement contesté devant les tribunaux.
- Canada : une zone d’incertitude précaire, sans exception explicite, qui laisse les créateurs dans un vide juridique en attendant que ça bouge.
Mécanisme par lequel un auteur ou un éditeur signale activement (souvent via un code informatique) qu’il refuse que ses œuvres soient utilisées pour entraîner une IA. C’est l’inverse de l’autorisation préalable.
Doctrine juridique américaine qui permet d’utiliser des œuvres protégées sans autorisation sous certaines conditions. C’est l’argument clé utilisé par les géants de la tech pour justifier l’aspiration massive de données pour entraîner leurs IA sans payer de droits.
- Le Canada est dans une zone grise : pas d’exception explicite pour l’IA, donc l’entraînement est probablement une contrefaçon prima facie (par défaut).
- Les fichiers
robots.txtne suffisent plus ; des protocoles comme TDMRep sont nécessaires. - Vos contenus sont peut-être déjà ingérés si vous n’avez pas agi techniquement.
Text and Data Mining Reservation Protocol. C’est un standard technique (un bout de code) à ajouter sur votre site web pour dire aux robots d’IA : « Stop ! Vous n’avez pas le droit d’utiliser mon contenu pour vos fouilles de données. »
Auditez votre site web immédiatement. Implémentez le protocole TDMRep (Text and Data Mining Reservation Protocol) dans vos métadonnées pour signaler « TDM : Réservé ». C’est votre seule ligne de défense lisible par les machines.
Mais attention, dire « non » ne suffit pas toujours. Les « gentlemen’s agreements » des années 90 comme le fichier robots.txt sont ignorés par plein de robots aspirateurs. C’est là qu’intervient la lutte active contre le web scraping. Si le TDMRep est votre panneau « Propriété privée », les solutions anti-scraping sont votre clôture électrique. Des outils modernes (comme les pare-feu d’applications web) permettent désormais de détecter et de bloquer activement les bots qui tentent de piller votre contenu en masse.
Ou « moissonnage du web ». C’est une technique où des robots logiciels parcourent automatiquement des milliers de pages web pour en copier le contenu (textes, images, données) et l’enregistrer dans une base de données, souvent utilisée ensuite pour entraîner des modèles d’IA.
Si vous ne verrouillez pas vos portes numériques avec les standards 2026, vous laissez les clés sur le contact.
Textes vs images : le piège mortel des « extrants »
Si les « intrants » concernent le vol du passé, les « extrants » déterminent qui possède l’avenir. C’est là que la distinction entre texte et image devient une ligne rouge absolue que beaucoup de professionnels franchissent sans le savoir.
Abonnez-vous à l’infolettre pour recevoir nos guides exclusifs sur l’IA et le droit d’auteur directement dans votre boîte courriel.L’illusion de la protection automatique
Contrairement à ce qu’on pense souvent, appuyer sur « Générer » ne fait pas de vous un auteur. La Loi sur le droit d’auteur au Canada exige une « personne physique » et l’exercice d’un « talent et jugement ». L’IA échoue à ce test parce que sa production est jugée mécanique et aléatoire.
C’est le standard de la Cour suprême du Canada. Pour être protégée, une œuvre ne doit pas être une simple copie mécanique. Elle doit être le fruit de l’exercice du talent (aptitude) et du jugement (faculté de discernement) d’un auteur humain. Un « prompt » est vu comme une idée (non protégée), pas comme l’expression finale.
Pour bien comprendre cette nuance juridique cruciale, comparons deux cas réels qui font jurisprudence :
CONTRE-EXEMPLE (Pas protégé) : Cas “Théâtre D’opéra Spatial” : l’artiste Jason M. Allen a remporté le concours d’art numérique du Colorado State Fair avec une image générée à l’aide de Midjourney, après plus de 600 itérations de prompts et des retouches dans Photoshop. Verdict : le US Copyright Office a refusé d’enregistrer les éléments principaux de l’image, au motif qu’ils ont été générés par le système Midjourney et ne résultent pas d’une création directement façonnée par la main de l’humain ; la simple rédaction et répétition de prompts ne suffit pas, selon l’Office, à établir l’« human authorship » exigée pour la protection par le droit d’auteur.
EXEMPLE (Protection Partielle) : Cas “Zarya of the Dawn” : l’autrice Kris Kashtanova a créé une bande dessinée dont les images ont été générées avec l’outil d’IA Midjourney. Verdict : le US Copyright Office a maintenu une protection pour le texte et pour la sélection et l’agencement des images et du texte (la mise en page), mais a refusé la protection pour les images elles‑mêmes. Motif juridique : l’écriture du scénario et l’organisation des images résultent de choix humains créatifs, tandis que les images générées par Midjourney ne sont pas considérées comme des œuvres de “création humaine” au sens du droit d’auteur américain, faute d’un contrôle suffisant de l’humain sur le rendu visuel final.
Le cas critique des images : domaine public par défaut
C’est pour les images que le réveil est le plus brutal. Si vous utilisez Midjourney pour créer la couverture de votre livre blanc ou l’illustration de votre campagne marketing, sachez une chose : vous ne possédez rien.
Une image générée à 100 % par l’IA est considérée comme appartenant au domaine public. N’importe quel concurrent peut la copier, la réutiliser et la vendre sans que vous ayez le moindre recours légal.
L’apport humain dans le « prompt » est considéré comme une simple instruction, pas comme une expression créative protégée. Pour qu’une image issue de l’IA soit vraiment protégée, il faut que l’humain fasse plus que saisir un prompt. Il doit apporter une contribution artistique reconnaissable : par exemple, retoucher fortement l’image (dessin par‑dessus, recomposition de plusieurs sorties, ajout d’éléments originaux, travail de mise en page ou de montage complexe). À partir du moment où le résultat final reflète clairement ses choix créatifs – et pas seulement ceux de la machine – cette partie humaine peut être protégée par le droit d’auteur.
Propriétaire vs auteur : la nuance à 1 million de dollars
Il règne une confusion majeure, surtout avec les versions payantes d’outils comme Leonardo.ai, Midjourney, DALL-E ou Nano Banana (Google) qui vous disent que les images vous « appartiennent ». C’est vrai, mais c’est un piège juridique subtil.
Le piège du « Contrat vs la Loi » :
- Le Contrat (Votre accord avec l’IA) : L’entreprise vous donne la permission commerciale. Vous avez le droit de vendre l’image et l’IA promet de ne pas vous poursuivre. C’est comme si vous achetiez un ticket pour cueillir des pommes dans un verger. Les pommes sont à vous.
- La Loi (Droit d’auteur) : Elle dit que sans auteur humain, il n’y a pas de propriété intellectuelle exclusive. Si votre voisin vient dans le même verger (domaine public) et cueille les mêmes pommes (ou copie votre image), vous ne pouvez pas appeler la police.
Pour faire simple : vous avez le droit de vendre l’image (permission commerciale), mais vous n’avez pas le pouvoir d’empêcher les autres de la copier (droit d’auteur). Vous êtes propriétaire de la copie, mais pas de l’idée ni de l’œuvre.
CAS PRATIQUE : L’éditeur et sa couverture IA
Question : Un éditeur québécois crée une couverture de livre avec une IA. A-t-il le droit de l’utiliser ?
Réponse :
- Légalité (OUI) : Il a le droit de l’imprimer et de vendre le livre. Aucune loi ne l’interdit.
- Propriété (NON) : Il ne possède pas de droits d’auteur sur l’image. Si un concurrent scanne sa couverture et la réutilise, l’éditeur ne pourra probablement pas le poursuivre pour contrefaçon de l’image. L’image est dans le domaine public.
- Obligation : Il doit posséder la licence commerciale de l’outil (version payante) pour respecter le contrat d’utilisation.
Le risque de contrefaçon involontaire et d’hallucination
Le danger ne s’arrête pas à la perte de propriété. Il y a aussi le risque de responsabilité. Les modèles d’IA font du « surapprentissage » et peuvent régurgiter des éléments protégés.
C’est quand l’IA a « trop bien » appris sa leçon. Au lieu de comprendre le concept général d’un chat, elle a mémorisé par cœur l’image de Garfield. Résultat : quand vous lui demandez un chat orange, elle vous redessine Garfield presque à l’identique, ce qui est une violation directe du droit d’auteur.
- Images : si votre IA génère un personnage qui ressemble trop à Mickey Mouse ou Tintin, c’est vous le responsable de la contrefaçon, même si c’était involontaire.
- Textes : si votre IA « hallucine » des faits et écrit une biographie diffamatoire dans votre article, c’est votre maison d’édition ou votre entreprise qui sera poursuivie pour libelle. Plus les IA deviennent intelligentes, plus elles risquent de propager de fausses informations avec aplomb. L’excuse « c’est la faute de la machine » ne tient pas devant un juge.
Situation : un éditeur publie un guide historique généré par IA.
Action : l’IA invente un crime commis par une personne réelle (hallucination).
Résultat : l’éditeur est poursuivi pour diffamation et son assurance refuse de couvrir car il s’agit de « médias synthétiques ».
La zone d’incertitude des œuvres hybrides
Pour les textes, la nuance existe si l’IA est utilisée comme un assistant brouillon et que l’humain réécrit substantiellement. Mais attention : en cas de litige, le fardeau de la preuve vous retombe dessus. Vous devrez démontrer ligne par ligne ce qui est humain.
- Images IA brutes = domaine public (valeur d’actif nulle).
- Textes IA bruts = pas de droit d’auteur + risque de plagiat/diffamation.
- Prompts = idées non protégées, pas des œuvres.
Ne signez jamais un contrat promettant l’exclusivité sur une œuvre générée par IA. Vous vendriez du vent. Insérez des clauses de « Garantie d’originalité » exigeant que vos fournisseurs (graphistes, rédacteurs) divulguent l’usage de l’IA.
La valeur future d’un éditeur ou d’une agence ne résidera plus dans sa capacité à produire, mais dans sa capacité à certifier l’origine humaine et la « propreté » juridique de ses contenus.
Gouvernance opérationnelle : le modèle des feux de circulation
Face à ce casse-tête, l’interdiction totale est impossible et l’adoption aveugle est suicidaire. La solution passe par une gouvernance par « zones », inspirée des meilleures pratiques de grandes maisons comme Hachette.
Zone verte : usages opérationnels permis (faible risque)
Ici, l’IA est un outil d’efficacité, pas de création.
- Génération de métadonnées SEO et mots-clés.
- Correction orthographique et grammaticale.
- Brainstorming d’idées de titres ou de structures.
- Accessibilité (textes alternatifs automatiques pour images, avec révision).
Zone orange : usages conditionnels (divulgation requise)
C’est la zone hybride qui demande une surveillance stricte (« human in the loop »).
- Traduction neuronale (DeepL) : seulement si c’est post-édité intégralement par un traducteur humain expert.
- Assistance à la recherche : résumés de documents, mais avec vérification des faits obligatoire pour contrer les hallucinations.
- Retouche d’image : outils de remplissage génératif de Photoshop, tant que l’œuvre reste majoritairement humaine.
C’est comme le pilote automatique d’un avion : l’ordinateur gère le vol stable, mais un humain qualifié doit toujours avoir les mains prêtes à reprendre le manche en cas de turbulence. L’IA propose, l’humain dispose et vérifie.
Zone rouge : pratiques interdites (danger légal)
Les lignes rouges à ne jamais franchir sous peine de poursuites ou de perte de réputation.
- Paternité synthétique : publier un texte 100 % IA sous un nom d’auteur sans divulgation.
- Clonage de style : demander à une IA de copier le style visuel d’un illustrateur québécois vivant.
- Entraînement sauvage : mettre des données confidentielles (manuscrits inédits, données clients) dans un ChatGPT public (c’est une fuite de données !). Même si votre équipe utilise déjà l’IA en secret, il est crucial d’encadrer ces pratiques plutôt que de simplement les interdire aveuglément.
L’utilisation de la version gratuite de ChatGPT pour résumer un document confidentiel est une faute grave. Ces données servent à entraîner le modèle et peuvent ressortir ailleurs. Utilisez toujours les versions « Entreprise » avec clause de confidentialité.
Ce code de couleurs permet à tous les employés, du stagiaire au directeur, de savoir instantanément si une pratique est acceptable ou risquée.
Souveraineté culturelle : défendre le « terroir numérique »
Pour nous au Québec, l’enjeu dépasse le cadre légal ou économique. C’est une question d’identité. Les modèles d’IA dominants sont entraînés sur des corpus anglophones massifs.
Quand ils génèrent du français, ils produisent souvent une culture « traduite ». Ils imposent des structures narratives, des biais sociaux et des idiomes américains sur notre réalité. C’est le risque d’une « nuance effacée », où la spécificité de la littérature et de la pensée québécoise est diluée dans une soupe algorithmique mondiale.
L’IA générative menace de créer une consanguinité culturelle, un effacement probabiliste des nuances où tout finit par avoir le même goût algorithmique.
Les éditeurs et créateurs d’ici ont donc une mission double : utiliser l’IA pour la « découvrabilité », pour que nos contenus soient trouvés par les nouveaux moteurs de recherche, tout en résistant à l’homogénéisation.
Du SEO au GEO (Generative Engine Optimization)
Le combat pour la visibilité change de terrain. On passe de l’optimisation pour Google (SEO) à l’optimisation pour les moteurs génératifs (GEO). Si Perplexity ou ChatGPT Search ne peuvent pas « lire » correctement vos livres ou vos articles parce que vos métadonnées sont pauvres, votre contenu devient invisible. Le « livre invisible », c’est celui que l’IA ne recommande jamais.
Devenir une forteresse de confiance
L’année 2026 marque la fin de l’innocence technologique. Pour les PME, les enseignants et les éditeurs, l’avenir n’appartient pas à ceux qui produiront le plus vite grâce à l’IA, mais à ceux qui garantiront l’authenticité de leur production.
- Auditez vos contrats et polices d’assurance : vérifiez les clauses « IA silencieuse » et exigez des garanties de non-entraînement.
- Appliquez la tolérance zéro sur les images brutes : ne bâtissez pas votre marque sur du sable juridique (domaine public).
- Valorisez le sceau humain : dans un océan de contenu synthétique, la certification « créé par un humain » deviendra le produit de luxe ultime.
La transformation numérique ne doit pas être subie. En érigeant des barrières éthiques et techniques claires, comme le TDMRep, des contrats solides et des zones de gouvernance, vous transformez cette menace existentielle en un avantage concurrentiel majeur. Votre rôle n’est plus seulement de distribuer du contenu, mais de vérifier et de protéger la vérité et la culture.
C’est le moment d’agir. Ne laissez pas l’algorithme décider de la valeur de votre travail.
Sources
Quand l’intelligence artificielle aura tout dévoré – Copibec
Mémoire sur les répercussions de l’IA – ANEL
TDM Reservation Protocol (TDMRep) – W3C
Copyright Compliance under the EU AI Act – Clifford Chance
Japan’s 2025 AI Promotion Act – De Gaulle Fleurance
OpenAI Must Turn Over 20 Million ChatGPT Logs – Bloomberg Law
Intelligence artificielle et droit d’auteur – Université Laval
Copyright and Artificial Intelligence Report – US Copyright Office
Utiliser des photos générées par IA : Légal ou pas ? – Blog du Modérateur
Author Marketing FAQs & AI – Hachette Book Group
AI Guidelines for Researchers – Wiley
AI Best Practices for Authors – The Authors Guild
28 actions prioritaires pour la souveraineté culturelle – ANEL
The Growing Trend of AI-Related Insurance Exclusions – JD Supra





