Votre image a un numéro de série invisible. Pourquoi la ‘Gomme Magique’ ne vous protège plus et la détection Deepfake

Graphiste dans un bureau à Montréal avec vue enneigée révélant un mouchard numérique rouge en forme d'ADN lors d'une retouche photo sur écran, illustrant la sécurité et l'IA Québec pour La veille de Stef

L’ADN numérique de l’IA : pourquoi il est techniquement impossible de cacher l’origine d’une image en 2026

La vérité est devenue liquide. Elle s’infiltre entre les pixels et déjoue l’œil humain avec une facilité déconcertante. Vous pensez peut-être que la « gomme magique » de votre logiciel photo a supprimé toute trace d’intelligence artificielle dans vos visuels. C’est une erreur. Votre assurance repose sur une illusion qui ne tient plus la route. Une guerre silencieuse se joue en coulisses entre deux technologies : la signature classique, fragile comme du papier, et l’ADN numérique, impossible à effacer.

Pourquoi vous, dirigeant de PME ou enseignant au Québec, devriez-vous vous en soucier ? Parce qu’ignorer cette « physique de la vérité » ne cause pas juste des bugs techniques. Ça crée une dette juridique ou éthique invisible qui peut vous exploser au visage sans préavis, que ce soit par une poursuite pour une entreprise ou une crise de plagiat indétectable pour une école.

📊Chiffre clé

En 2026, la plupart des réseaux sociaux continuent d’effacer les métadonnées classiques des images, mais les tatouages numériques invisibles modernes sont conçus pour rester détectables même après de fortes compressions, des recadrages ou des captures d’écran.

Le terrain de jeu a changé. On est loin de l’époque où un simple logo suffisait pour identifier la source. Pour un enseignant ou une entreprise québécoise, comprendre ces mécanismes est une question de survie numérique, surtout avec la Loi 25 qui ne pardonne pas. La ligne entre une utilisation éthique et une infraction ne se voit plus à l’œil nu. Elle se lit dans des statistiques colorimétriques invisibles.

Nous allons décortiquer ensemble le duel technologique entre la « plaque d’immatriculation » (C2PA) et l’ADN numérique (SynthID), voir pourquoi vos outils de retouche ne suffisent plus face à la surveillance par l’IA et analyser les stratégies opposées des géants comme Nano Banana, DALL-E et Midjourney. Nous ferons aussi un détour essentiel par le milieu de l’éducation et finirons par un guide pratique pour vérifier l’authenticité d’une image.

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Formateur: Stéphane Lapointe

La physique de la vérité : deux écoles de pensée

Pour ne pas se perdre, il faut comprendre qu’il n’y a pas qu’une seule façon de « signer » une image IA. Il y a deux philosophies radicalement différentes. C’est la différence entre coller une étiquette sur une valise et tisser un fil de couleur directement dans le tissu.

L’approche « plaque d’immatriculation » (C2PA)

La première méthode, c’est celle de la Coalition for Content Provenance and Authenticity (C2PA). Imaginez une plaque d’immatriculation vissée sur votre voiture. C’est une couche d’information externe, un fichier attaché à votre image.

Pour les créateurs (photographes et graphistes) : c’est votre outil principal. Des appareils comme Leica ou Nikon et des logiciels comme Adobe Photoshop intègrent désormais cette technologie (« Content Credentials ») pour vous permettre de signer cryptographiquement vos photos. Cela prouve que l’image est de source humaine et n’a pas été altérée.

🧑‍🏫C2PA

C’est comme un « ticket de caisse numérique » accroché à votre photo. Il dit qui l’a créée et quand. Mais si vous coupez le ticket (ou faites une capture d’écran), l’info disparaît.

Ça utilise une signature cryptographique. Si un seul pixel change, la signature casse et on sait que l’image a été modifiée. C’est honnête, transparent, mais ça a un défaut majeur : c’est fragile.

Inconvénient

Le problème du C2PA ? Facebook, LinkedIn et X suppriment souvent ces données automatiquement pour alléger les fichiers. Votre « plaque d’immatriculation » saute dès l’entrée sur l’autoroute numérique.

L’approche ADN numérique (SynthID et stéganographie)

L’autre école, poussée fort par Google DeepMind avec SynthID, c’est la stéganographie. Ici, pas d’étiquette. On change la chimie de l’image.

Pour les créateurs : SynthID est une technologie propriétaire réservée aux serveurs de Google. Vous ne pouvez pas l’installer. Cependant, des entreprises tierces (comme Imatag ou Digimarc) vendent des solutions similaires aux pros.

Existe-t-il de l’open source ? Oui. Des outils comme invisible-watermark ou Stable Signature (Meta) sont accessibles gratuitement. Mais attention, ce sont souvent des bibliothèques de code (Python) qui demandent une expertise technique, loin du confort d’un logiciel grand public.

🧑‍🏫Stéganographie

C’est l’art de cacher un message secret à l’intérieur d’un autre message visible, comme de l’encre invisible sur une lettre banale. Ici, l’IA cache sa signature directement dans les couleurs des pixels.

Imaginez que le numéro de série soit gravé dans l’alliage du métal. C’est ça, SynthID. Mais comment l’IA fait-elle concrètement ?

Elle joue sur les mathématiques des couleurs. Une image numérique est une grille de millions de pixels. L’algorithme modifie infimement la valeur numérique de milliers de pixels dispersés à travers toute l’image (pas seulement un, et pas toujours de la même façon). Par exemple, il peut augmenter le bleu d’un point ici (+1) et baisser le rouge d’un autre là-bas (-1).

Combien de pixels sont touchés ? Une grande partie de l’image est affectée par cette « vibration » invisible. C’est précisément parce que le motif est répété et distribué partout (et non concentré à un endroit) qu’il résiste au recadrage.

Est-ce une signature unique ? Ce tatouage agit généralement comme une signature de « famille » (ex : « Cette image vient de l’usine Google Gemini ») plutôt que comme une plaque d’immatriculation unique par photo. Cela permet aux détecteurs de reconnaître la « patte » de l’IA, peu importe comment l’image a été manipulée ensuite. Pour votre œil, l’image reste identique. Mais pour le logiciel de détection, ces micro-changements forment une constellation mathématique évidente.

ℹ️Bon à savoir

Le filigrane est distribué dans toute l’image : même si vous ne gardez qu’un petit recadrage, ce fragment contient encore, en principe, assez d’information pour que le détecteur puisse identifier s’il s’agit d’un contenu marqué.

💡Conseil d'expert

Enseignants, ne vous fiez jamais à l’absence de logo visible pour évaluer un travail. Avec SynthID, l’image peut avoir l’air « propre » alors qu’elle hurle son origine artificielle aux algorithmes de détection.

Le mythe de la « gomme magique » : le nettoyage visuel ne suffit plus

C’est là que beaucoup de créateurs de contenu, d’étudiants et de gestionnaires marketing se font avoir. On a tous le réflexe d’utiliser la gomme magique ou de recadrer pour enlever ce qui gêne.

L’illusion de la capture d’écran

Il y a cette croyance tenace, le fameux « Screenshot Gap ». L’idée est simple : je fais une capture d’écran de mon image générée (ou de mon texte), ça crée un nouveau fichier, donc je perds les métadonnées. C’est vrai pour le C2PA. Mais c’est faux pour l’ADN.

🧑‍🏫Screenshot Gap

C’est la croyance erronée qu’une capture d’écran « lave » une image de son origine. Si elle supprime les métadonnées (le ticket de caisse), elle conserve le tatouage invisible (l’ADN) qui est copié avec les pixels.

Quand vous faites une capture d’écran d’une image protégée par SynthID, vous copiez les pixels. Et comme le signal est dans les pixels, vous clonez l’ADN. L’info survit au changement de format, à la compression, et souvent même aux filtres Instagram.

🎯Exemple pratique

Cas concret à l’école : un étudiant génère un schéma historique avec Gemini, puis fait une capture d’écran qu’il colle dans son PowerPoint en pensant “cacher” la source. Or, comme le filigrane SynthID est incrusté dans les pixels et conçu pour survivre au recadrage, à la compression et aux captures d’écran, Gemini peut encore reconnaître cette image comme générée par une IA de Google lorsque quelqu’un la lui soumet.

Résister à la « lessiveuse » du web

Internet broie les fichiers : compression, redimensionnement, conversion PNG vers JPG. La méthode C2PA ne survit généralement pas à ce traitement. L’approche stéganographique, elle, est faite pour ça.

Les chercheurs appellent ça la « résistance aux transformations ». Vous pouvez changer la luminosité, le contraste ou la taille, la relation mathématique entre les pixels reste assez intacte pour que le détecteur sonne l’alarme.

Peut-on « pirater » ou effacer ces tatouages ?

La question brûle les lèvres de nombreux professionnels. Techniquement, la réponse est oui, mais c’est un terrain miné. Des chercheurs utilisent des attaques adversariales, où une autre IA ajoute du bruit numérique pour brouiller les pistes mathématiques de SynthID.

Mais si un professionnel de l’image veut enlever la protection, c’est une impasse professionnelle pour trois raisons :

  1. Le massacre visuel : pour être certain d’avoir « tué » l’ADN, il faut souvent dégrader la qualité de l’image (perte de piqué, flou).
  2. La responsabilité civile : vendre une image « nettoyée » à un client qui se fait ensuite bannir par Google parce que le nettoyage n’était pas parfait ? C’est une faute professionnelle directe qui engage votre responsabilité.
  3. L’infraction légale : comme nous le verrons plus bas, briser ce verrou numérique est considéré comme une infraction légale (contournement de MTP), peu importe l’usage final de l’image.
⚠️ATTENTION

Méfiez-vous des outils de « nettoyage » vendus en ligne. Ils offrent souvent une fausse sécurité, dégradent vos images et vous exposent à des risques juridiques majeurs.

📌À RETENIR

Enlever un logo visible, c’est comme couper l’étiquette d’un chandail. Ça ne change pas la composition du tissu. L’IA moderne marque le tissu numérique lui-même.

Restez à l’affût des dernières avancées en traçabilité numérique. Abonnez-vous à notre infolettre pour décoder l’IA au Québec.

Google, OpenAI, Midjourney : qui utilise quoi en 2026 ?

Tous les outils ne jouent pas selon les mêmes règles. Les géants de la tech ont des postures très différentes qui impactent votre travail au quotidien.

Google (Nano Banana / Gemini) : la forteresse

Google a choisi l’intégration totale. Avec ses modèles Imagen et Gemini (souvent utilisés via des interfaces comme Nano Banana), la technologie SynthID est activée par défaut.

Avantage

La force de Google, c’est l’intégration. Il n’y a pas de bouton « off ». C’est une sécurité pour les entreprises et les écoles qui veulent éviter la propagation de contenus non vérifiés.

Plus fascinant encore, Google déploie ça sur le texte avec l' »échantillonnage de tournoi ». L’IA choisit ses mots selon un motif statistique subtil qui crée une signature invisible dans les paragraphes. C’est toutefois plus fragile face à la réécriture lourde.

Pour ceux qui veulent explorer la technique, Hugging Face propose une ressource précieuse. Ils décrivent comment entraîner un détecteur pour reconnaître ce watermark dans du texte, avec du code d’exemple et un espace interactif pour tester directement vos contenus.

OpenAI (DALL-E 3) : l’avocat des standards

OpenAI, derrière ChatGPT et DALL-E, mise publiquement sur le standard ouvert C2PA. Leurs images ont souvent le petit logo « CR » (Content Credentials) et les métadonnées qui vont avec.

Par contre, ils admettent volontiers que c’est fragile. C’est une approche de « transparence honnête » : ils vous donnent la preuve, mais si vous la perdez en chemin, tant pis pour la traçabilité. C’est techniquement plus facile à « blanchir » pour un élève malin.

Midjourney : le puriste en transition

Dès le milieu des années 2020, Midjourney commence à marquer ses images avec des métadonnées normalisées (comme le champ IPTC “Digital Source Type”), ce qui permet à des acteurs comme Google et Meta de les détecter plus facilement et de les labelliser comme contenus générés par IA lorsque ces métadonnées sont conservées.

En 2026, la pression réglementaire et les nouvelles collaborations entre grands acteurs (comme le partenariat Meta–Midjourney) accélèrent l’adoption de standards de transparence sur les images IA. Mais même avec des options comme le “stealth mode”, il devient illusoire de compter sur l’anonymat complet d’une image générée.

⚠️ATTENTION

Le “stealth mode” de Midjourney réduit surtout la visibilité sociale (par exemple la publication automatique dans des galeries publiques), mais il ne constitue pas une garantie que l’image sera dépourvue de métadonnées ou de marqueurs exploitables par les plateformes. Croire que ce mode “nettoie” systématiquement toute trace de génération est donc trompeur.

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Votre Copilote IA : Le mode d’emploi pour enfin vous simplifier la vie

Formation grand public.

L’intelligence artificielle n’est pas réservée aux experts. Au contraire : elle est conçue pour vous. Il suffit d’avoir les bonnes clés.

Formateur: Stéphane Lapointe

Spécial enseignants : le nouveau visage de l’intégrité académique

Pour le monde de l’éducation, l’arrivée de ces tatouages invisibles (SynthID) change radicalement la donne. D’ailleurs, comme nous l’avons exploré dans notre dossier sur la fin des détecteurs d’IA, la guerre « détecteurs vs IA » est en train de se transformer pour passer d’une logique de police à une logique de preuve mathématique.

La fin des détecteurs probabilistes ?

Jusqu’à maintenant, les enseignants utilisaient des détecteurs qui « devinaient » si un texte ou une image était de l’IA (avec beaucoup de faux positifs). Avec le tatouage invisible, on passe de la devinette à la preuve mathématique. Si le filigrane est détecté, la probabilité que ce soit de l’IA frôle les 100 %.

Éduquer à la traçabilité

Plutôt que de jouer au chat et à la souris, l’enjeu en 2026 est d’apprendre aux étudiants à citer l’IA correctement. C’est ce que permet de comprendre notre guide concret sur l’IA à l’école : ces technologies de marquage permettent de vérifier si l’étudiant a été honnête sur ses sources.

💡Conseil d'expert

Utilisez la présence de ces marqueurs (C2PA ou SynthID) comme un outil pédagogique. Montrez aux élèves que l’information numérique a une « mémoire » et que la transparence est plus payante que la dissimulation.

Comment vérifier l’authenticité d’une image?

Pour le grand public et les journalistes citoyens, la priorité est de ne pas relayer de fausses informations. Heureusement, en 2026, la vérification est devenue accessible sans avoir besoin de diplôme en informatique. Les images générées par « Nano Banana » (Google Gemini) étant particulièrement réalistes, voici les méthodes spécifiques pour les démasquer.

Pour une démonstration visuelle de ces techniques, je vous invite à consulter ma vidéo explicative :

La méthode en 2 étapes pour les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, X) « nettoient » souvent les métadonnées techniques lors du téléchargement. Télécharger l’image pour l’analyser ne suffit donc plus. Voici la bonne méthode :

  1. Le réflexe « Étiquette native » : Sur des plateformes comme LinkedIn ou Meta (Instagram/Facebook), cherchez l’étiquette « Info IA » ou « Généré par IA » directement sur le post. Si la plateforme a détecté les marqueurs C2PA ou le filigrane SynthID à l’upload, elle l’affiche pour vous. Attention : Si vous ne voyez pas cette étiquette, cela ne garantit PAS que l’image est réelle. Meta peut simplement avoir échoué à détecter les marqueurs (par exemple sur une capture d’écran).
  2. L’outil « À propos de cette image » de Google (Spécial Nano Banana/Gemini) : C’est l’arme la plus efficace contre les images Google ultra-réalistes qui utilisent le tatouage invisible SynthID.
    • Sur ordinateur : Faites un clic droit sur l’image suspecte. Si vous ne voyez pas « À propos de cette image », sélectionnez « Rechercher l’image avec Google » (ou Google Lens). Une colonne latérale s’ouvrira : c’est souvent là, en haut de cette colonne, que se trouve le bouton « À propos de cette image ». Note : cela nécessite une version récente du navigateur Chrome.
    • Sur mobile (Android/iOS) : Utilisez Google Lens ou la fonction « Entourer pour chercher » (Circle to Search). Appuyez longuement sur l’image, puis cherchez le bouton ou l’onglet « À propos de cette image » dans les résultats qui s’affichent.
    • Ce que ça vous dit : Google vous indiquera l’historique de l’image (est-elle apparue pour la première fois aujourd’hui ?) et, surtout, si elle contient un tatouage SynthID (la signature de Nano Banana/Gemini). Cet outil est capable de « voir » le filigrane même si l’image a été recadrée ou que les métadonnées ont été effacées par un réseau social. Plus d’infos sur l’outil : À propos de cette image.
💡Conseil d'expert

Avant de partager une image qui suscite une forte émotion (colère, peur), faites ce test de 30 secondes. Si l’historique est vide ou récent et que l’image semble trop parfaite, la prudence est de mise !

Les risques juridiques « invisibles » pour les PME d’ici

C’est là que la technique rencontre la réalité d’affaires. Au Québec, avec la loi 25, la transparence n’est pas juste une vertu, c’est la loi.

La loi 25 et la transparence

La loi modernisant la protection des renseignements personnels exige qu’on informe les citoyens quand une décision les concernant vient d’un système automatisé.

Si votre entreprise utilise l’IA pour traiter des dossiers ou générer des communications et que vous retirez les marqueurs de provenance pour faire croire à un travail humain, vous marchez sur un terrain miné. D’autant plus que le « Shadow AI » est un risque croissant, comme expliqué dans notre article sur l’utilisation secrète de l’IA par les équipes. Le filigrane, c’est la « notification » technique de l’automatisation. Le retirer peut être vu comme une tentative de dissimulation.

Le DMCA et les « verrous numériques »

Même si le droit d’auteur sur les images IA reste flou, le DMCA aux USA (et ses équivalents potentiels ici) punit le contournement des mesures de protection technique.

Un filigrane invisible comme SynthID peut être considéré comme une mesure de protection. Utiliser des outils pour le briser n’est pas juste une astuce technique, c’est potentiellement une infraction légale en soi.

🧑‍🏫MTP

Une « Mesure Technique de Protection » (MTP) est un « verrou numérique » reconnu par la loi (comme un cadenas sur un fichier). Il est illégal de le briser ou de le contourner (piratage), peu importe si vous avez le droit d’accéder au contenu ou non.

La « peine de mort » numérique des conditions d’utilisation

Au-delà des lois, il y a les règles des plateformes. Celles de Google sont claires : essayer de supprimer les indicateurs de source est une violation.

💡Conseil d'expert

Ne risquez pas votre compte Google pro (ou scolaire) pour « nettoyer » une image. Une violation des conditions peut entraîner une suspension de tout votre compte. Le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Ce qu’il faut retenir : la transparence est obligatoire

La distinction entre la signature (C2PA) et l’ADN (SynthID) est l’histoire technique du moment. L’un est pour les acteurs honnêtes, l’autre est un outil de surveillance fait pour survivre à la jungle du web.

Pour les PME et le milieu de l’éducation au Québec, le message est clair : fini le « copier-coller incognito ». L’encre la plus tenace est celle qu’on ne voit pas. Plutôt que d’essayer de contourner ces protections, intégrez la transparence à votre marque ou à votre pédagogie. En 2026, une collaboration Humain-IA affichée vaut mieux qu’une fausse création humaine démasquée par un algorithme.

📌À RETENIR
  1. Le C2PA est une plaque d’immatriculation fragile (métadonnées) ; SynthID est un ADN robuste (pixels).
  2. La capture d’écran ne « blanchit » pas une image protégée par SynthID (Google/Nano Banana), un détail crucial pour les travaux scolaires.
  3. Tenter d’effacer ces marques vous expose à des risques juridiques (loi 25) et à des bannissements.

L’avenir appartient à ceux qui naviguent avec ces technologies, pas contre elles. Soyez transparents, soyez prudents, et surtout, soyez informés.

Sources

C2PA in ChatGPT Images – OpenAI Help Center

C2PA and Content Credentials Explainer

Nikon Authenticity Service | C2PA Content Credentials Solution

C2PA vs. SynthID vs. Meta Video Seal: 2026 Playbook for Enterprise

Introducing Official Content Credentials Icon – C2PA

OpenAI to Label DALL-E 3 Generated Images – CDO Magazine

Authenticity in the Age of AI – The Adobe Blog

Google’s SynthID: A Guide With Examples – DataCamp

SynthID – Google DeepMind

SynthID Explained: A Technical Deep Dive – Dev.to

What is SynthID? Google’s AI Watermarking Technology Explained

What Is SynthID? The Truth About AI Watermarking – Chase Jarvis

SynthID Watermark: How Invisible Signals Survive Image Edits

Nano Banana vs Midjourney: which image AI should you bet in 2026?

Nano Banana vs Midjourney vs DALL·E (2026) – Skywork.ai

Robustness Assessment of Text Watermarking for Google’s SynthID

Generative AI Prohibited Use Policy – Gemini Apps Help

OpenAI Announces Watermark For Authenticating DALL-E 3 Images – Reddit

Thoughts on Midjourney as of 2026? – Reddit

Stealth Mode – MidJourney Docs

Meta will license Midjourney’s AI tech – Mashable SEA

Terms of Service – Midjourney

Paper on AI Watermarking Vulnerabilities – Arxiv

ai-watermark repository – GitHub

SynthID Image Watermark Research Report – Medium

Recent amendments to Canadian Copyright Act – Norton Rose Fulbright

The Truth About ChatGPT Watermarks: Myths vs Reality

Law 25: the Issue of Automated Decisions – RCGT

Quebec’s Law 25: What Is It and What Do You Need to Know?

What Is Quebec’s Law 25? – Termly

Looking ahead: the Canadian privacy and AI landscape without Bill C-27

Briefing Document – CBA Recommendations: Bill C-27

The Artificial Intelligence and Data Act (AIDA) – Companion document

Image de Stéphane Lapointe
Stéphane Lapointe

Enseignant passionné et éternel curieux du monde numérique, je nourris un intérêt marqué pour l’intelligence artificielle et le développement. La programmation, pour moi, c’est un peu comme un terrain de jeu… sauf que mes jouets sont du code et des algorithmes.

Toujours en quête d’innovation, j’expérimente, teste et peaufine des outils, dont plusieurs disponibles sur ce site, que j’ai moi-même développés — parfois seul, parfois en duo avec mon fidèle acolyte : l’IA.

Mon objectif? Démystifier la technologie, rendre l’IA accessible et montrer qu’avec un brin de créativité (et quelques lignes de code bien placées), on peut transformer des concepts complexes en solutions simples et utiles. Bienvenue dans mon univers, où l’apprentissage, l’entraide et la passion techno se rencontrent… avec, en prime, une petite étincelle de bonne humeur.

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Cet article résulte d’un travail collaboratif entre l’auteur et l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle n’écrit pas seule. Elle est utilisée ici comme un outil pour stimuler la créativité, faciliter la génération d’idées et surmonter le syndrome de la page blanche.

Le contenu final est ensuite soigneusement relu, enrichi et validé par l’auteur, afin d’assurer sa pertinence, sa clarté et sa valeur humaine.

Note : des publications créées uniquement par l’IA, sans supervision humaine, peuvent contenir des erreurs ou des informations inventées (hallucinations). Nous offrons également des formations d’initiation à l’IA où ce phénomène est expliqué en détail, et vous pouvez consulter notre publication dédiée sur ce sujet.

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